L’affaire Black  M, qui a raison, qui est violent ?

Nous sommes tous cause de ce qui nous arrive, c’est pourquoi nous avons les dirigeants que nous méritons. Si vous doutez d’être totalement cause de ce qui vous arrive, je vous invite à lire mon livre « les 12 règles d’or du bien être et de la réussite », dans lequel je dis, entre autres, « nous avons tous souvent tendance à nous plaindre de ce que nous avons nous-mêmes engendré ».

Il y a quelques bonnes années de cela, au 17ème siècle, Bossuet a écrit la célèbre phrase « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences, alors qu’ils en chérissent les causes ». Cette citation est bien d’actualité en ce moment.

Nos dirigeants politiciens s’étonnent, s’offusquent et crient au racisme et au fascisme, à chaque fois que certains citoyens réagissent aux excès de nos dirigeants, à leur laxisme, ou à leur attitude doctrinaire et idéologique. Ils se plaignent de ce qu’ils ont eux-mêmes provoqué. Malheureusement, c’est nous-mêmes qui les avons élus. Ce qui veut dire qu’une bonne majorité d’entre nous ont le même état d’esprit, la même suffisance, la même attitude dans la vie.

Certains politiciens s’insurgent face à l’annulation du concert gratuit du rappeur Black M, prévu à l’occasion du centenaire de la bataille de Verdun le 29 mai. Annulation faite par le maire socialiste de cette ville, sous la menace de risques importants, de troubles à l’ordre public. En effet, certains extrémistes ne se sont pas contentés d’exprimer leur désaccord face à la décision de la municipalité de Verdun, de choisir Black M pour participer à cette cérémonie de souvenir aux 300 000 morts de la bataille de Verdun.

Je n’ai rien contre Black M, je n’ai pas la moindre pensée négative ni hostile vis à vis de lui. J’apprécie beaucoup certains morceaux de Rapp et j’apprécie également beaucoup les Africains, ils font partie de ceux de mes amis que j’affectionne le plus. Cependant, dans ma recherche permanente de vérité et de justice, d’attitude juste, de parole juste, de pensée juste, je suis inquiet de voir combien certains hommes politiques, qui se targuent de défendre la liberté d’expression, ont l’habitude de traiter ceux qui ne pensent pas comme eux de fascistes, de racistes ou de complotistes.

Je me demande pourquoi le ministre Manuel Valls a pourchassé et interdit l’humoriste Dieudonné, le traitant de fasciste et d’antisémite, alors que le gouvernement et lui-même ont souhaité que Black M se produise en concert pour le centenaire de la bataille de Verdun. Or il se trouve que le chanteur Black M a lui-même prononcé des paroles antisémites dans certaines de ses chansons. Il y a là une contradiction majeure, dans l’attitude de Manuel Valls et du gouvernement. Dans certaines de ses chansons, Black M a manifesté sa haine anti France, certaines paroles incitant non seulement à la haine mais aussi à la violence. Il est d’autant plus choquant qu’il ait reçu les honneurs du pouvoir socialiste et l’honneur de participer à la cérémonie de Verdun.

Si Black M avait exprimé publiquement son regret, d’avoir eu des paroles remplies de haine et de violence, s’il avait exprimé nettement son désir de paix, de fraternité universelle, de tolérance et de respect envers tout être humain, sa participation à cette cérémonie aurait pu être envisagée mais il n’y a rien eu de tout cela.

Malgré tout, une cérémonie du souvenir aux 300 000 morts de la bataille de Verdun, ne devrait en aucun cas être associée à la participation d’un artiste en particulier et quel qu’il soit, quelle que soit sa couleur, sa race ou sa religion. Pas de favoritisme et surtout pas de mélange malsain entre souvenir de nos morts pour la liberté et un artiste en particulier, quel qu’il soit.

A force, à force de bafouer les valeurs des citoyens, il ne faut pas s’étonner de provoquer des réactions extrémistes. D’ailleurs à ce sujet, l’absence de concertation, l’absence de communication, l’absence de justice dans les décisions prises unilatéralement, sont la cause des réactions extrémistes de certains citoyens. En effet, ceux-ci ne voient plus d’autres moyens pour qu’on tienne compte de leur point de vue et de leurs besoins, que de menacer de recourir à la violence.

Le gouvernement sait pourtant ce qu’il en coûte de recourir au 49.3 et d’imposer par la force des lois rejetées par le peuple. Les manifestations violentes des groupes d’extrême gauche sont pourtant là pour signaler qu’il y un problème et que nos gouvernants doivent se remettre en cause.

Un exemple d’actualité, c’est la réforme sur le travail, imposée d’une manière que certains pourraient considérer comme fasciste, ce qui provoque des réactions violentes de la part de la population.

Il est facile de crier au fascisme dès que quelqu’un n’est pas d’accord avec nous. Nos gouvernants actuels jouent avec le feu. Ils accusent les autres d’êtres violents, alors qu’eux-mêmes, par leurs décisions unilatérales irrespectueuses, bafouent la liberté d’expression et commettent eux aussi un acte de violence.

Ce sont ceux là même qui crient au fascisme, qui sont les premiers à provoquer des réactions de rejet, par leurs décisions irrespectueuses. Décisions que certains pourraient considérer eux aussi comme fascistes.

Décidément, le niveau de conscience dans notre société est bien bas.